La méditation c’est facile !

Pour commencer, à quoi ça sert la médiation?
La méditation sert à être en présence, à faire taire le brouhaha du mental pour juste apprécier sa présence, le moment présent, ce qui est. Et ça, ça nous rapproche vraiment de notre être véritable -qui n’est pas ce personnage qui joue le jeu de la vie, pour apprendre- qui est bien plus grand que ça, bien plus sage, plein de compassion, d’amour, d’indulgence et surtout qui n’a pas peur.
Bon alors comment se reconnecter à ce merveilleux être qui est nous-même ? Je vous expose ici mon expérience via cet outil qui est la méditation.

  1. être actif en pleine conscience
  2. méditer dans l’immobilité
  3. le burn-out et ma rencontre avec la médiation

Vivre en pleine conscience, c’est déjà méditer.

Avant d’adopter la posture du lotus, je voudrais vous rassurer avec ce mot : « méditation ». Non, ce n’est pas un gros mot réservé à quelques spécialistes. Ok tout le monde vante les bienfaits de la médiation, vous voudriez bien vous aussi en profiter mais c’est impossible pour vous de rester 5 minutes immobile ? Pas de panique. En fait, méditer caractérise surtout un état de plénitude de l’être à l’instant présent. Donc, il existe un exercice facile à mettre en pratique, il suffit juste de s’atteler à domestiquer son mental : c’est la pleine conscience.

Être en pleine conscience, c’est être totalement à ce que je fais.
Quand je fais la vaisselle, je ne pense pas au repas à faire, aux devoirs du dernier, aux achats de demain, à la remarque désobligeante de la collègue et à l’autre qui ne sait toujours pas où se trouve le panier à linge…
Je ne pense qu’à : « Je fais la vaisselle, je fais la vaisselle, je fais la vaisselle »
Et petit à petit, à force de pratique, vous n’aurez plus besoin de répéter ce « mantra » dans votre tête.
La vaisselle est mon exemple, mais toute autre activité, vous permettra de vous connecter à un état de conscience plus vaste, sans inquiétude d’hier et de demain, sans objectif, bref la présence : ETRE.
Mais que faire quand une pensée vient ?
Surtout ne pas culpabiliser, « Zut, je suis en train de penser, je n’arriverai jamais à être en présenceuuuuuuuuuuuuuuuhe » (vous avez reconnu Calimero)
« Tiens une pensée, ok, je te vois de loin, je te laisse filer, sans résistance ». Cela demande au début de l’entraînement. Et une profonde indulgence avec soi-même, car ce qui compte ce n’est pas le résultat, ce sont les sensations : bien-être, paix.

Comment ressentir la méditation ?

Femme de dos en posture de méditation au soleil

Photo by Jared Rice on Unsplash

Pour la médiation, je conseille fortement la technique de « la main sur la cuisse d’Isabelle Padovanni*. Qui pour moi a été une révélation.
Il s’agit ici de focaliser son attention sur une partie de son corps. Dans son exemple, au bout d’un moment, la différence entre la main et la cuisse n’est plus palpable et c’est là qu’arrive la présence. Je suis plus que ce corps, avec ces différents membres, JE SUIS. Sans avoir besoin de catégoriser avec mon mental.
Les méditations guidées peuvent aider à apprendre à se relaxer en immobilité.
Comme tout muscle, avec la pratique cette compétence de reconnexion au grand-soi, va devenir plus fluide.

Comment je suis venue à découvrir ces pratiques ?

Je vais vous exposer mon expérience personnelle qui m’a amené à ressentir cette présence. Cela s’est fait graduellement, en fonction des besoins que m’envoyait la vie.

La méditation guidée pour retrouver le sommeil

Je n’avais jamais médité, mais j’avais expérimenté la sophrologie et découvert les visualisations mentales, qui sont également utilisées dans la méditation guidée.

Suite à de gros chocs émotionnels, je ne dormais plus.

Je me suis alors tournée vers ce type de méditation. Cela a été pour moi une révélation. Le vélo dans ma tête qui ne s’arrêtait plus a pu faire une pause. Celui-ci venait toujours me taquiner la nuit, car en journée, une vie professionnelle intense ne me permettait pas, justement, d’écouter ses messages d’alerte. La méditation guidée a été pour moi un formidable outil pour apaiser mon mental. J’ai ainsi pu retrouver des nuits reposantes. J’ai donc repris mon chemin de vie active, sans rien changer sauf que je disposais d’une technique pour m’aider à me rendormir. Cela n’a pas suffi.

La méditation de pleine conscience pour sortir du burn-out

Certes, mes nuits n’étaient plus entrecoupées toutes les 1/2 heures, mais j’avais encore un sacré expérience à vivre pour comprendre que prendre soin de soi ne se fait pas à la légère. Le burn out a pointé son nez. Trouver un outil pour se rendormir n’a pas suffit pour apaiser un état de stress intense et d’épuisement. Mon corps a dit STOP et mon mental aussi : je n’étais plus capable de faire les gestes simples comme conduire, faire les courses et la vaisselle. ( ; ) D’où l’exemple plus haut)
Mon mental était en game over.
Moi qui ai vraiment expérimenté cela, je vous assure que le mental est bien utile. Alors qu’on arrête de lui cracher dessus ! Il suffit juste de le remettre à sa place.

Le mental il suffit de s’en faire un allié et ne pas s’en aliéner.

Donc, pour me concentrer à ma tâche, je me répétais ce que je faisais tel un mantra.
Pendant cette période de grande fatigue, je m’allongeais au soleil et je ne faisais rien, je pensais juste au soleil sur ma peau et combien c’était agréable.

Oui bronzer c’est méditer !

A cette période, j’ai pris conscience du chant des oiseaux et la beauté de la nature : les arbres, le ciel.

La méditation, un outil pour ouvrir son cœur à la beauté

J’avais donc expérimenté la médiation avec le mental chaud-bouillant, grâce à la médiation guidée.
La pleine conscience avait aidé mon mental kaput. Il était temps d’expérimenter une pratique méditative en pleine possession de mes moyens (et de mon mental).

La technique de « La main sur la cuisse » a été parfaite.
Mon attention s’est d’abord focalisée sur des endroits de mon corps puis petit à petit sur tout mon corps. Puis, j’ai commencé à ressentir les picotements, l’énergie qui circule, l’élargissement de mon chant attention (et ça peut aller très loin.) Je me suis surprise en pleine méditation à trouver une mélodie au chant du marteau-piqueur de mes voisins. Tout est possible quels que soient les éléments extérieurs, le cœur est en paix, en beauté.

Ne vous inquiétez pas, si vous ne sentez pas ces pratiques, ne les faites pas.
Le sport permet de se rapprocher de cet état, (en plus, les endorphines sont les bienvenues), à condition qu’il soit pratiqué sans esprit de compétition (avec les autres et soi-même), que le petit moulin des pensées soit arrêté.

Trouver vos propres techniques pour apaiser votre mental, vos émotions.
Soyez en paix.


*chaine youtube Isâ Padovani


Prenez-soin de vous, tous les jours, à chaque instant.


Vous pouvez reproduire ce texte sans coupure ni modification et le partager à condition d’en citer la source : en-renaissance.com, l’auteure Clémentine Beneteau et le crédit photo by Jared Rice on Unsplash.

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